Savoir lire les « textes sacrés ».

Il existe l’expression : « C’est une véritable Bible ». Ce qui signifie en général qu’une source d’informations (livre ou autre) contient tout ce dont on a besoin dans un domaine de compétence.

Bizarrement, il y en a un que nous avons plutôt tendance à négliger parce qu’on nous a appris (par omission) à le faire, c’est le domaine de la Vie…Pour beaucoup d’humains, vivre c’est arriver à la porte, ne même pas vérifier la marque et le modèle du véhicule, s’asseoir, mettre le contact et démarrer. Pas de contrôle technique, presque pas d’entretien, jusqu’au jour où ça commence à faire des bruits de partout…On passe alors le portail de la casse et on oublie même souvent de descendre du véhicule avant qu’il passe dans la presse…

Je suis bouddhiste Zen mais j’emprunte souvent des tutoriels de mécanique de la vie aux manuels des différentes religions…Il y en a un que j’apprécie particulièrement, c’est la Bible judéo chrétienne. Pour Moi, tous les mécanos de haut niveau qu’on a qualifiés de « prophètes » sont aussi des « coachs de vie »…Ils ont tous laissé des manuels qui méritent d’être lus…

C’est vrai qu’à force d’être traduits et réécrits, ces « conseils » pour l’entretien de notre véhicule spatio temporel demandent malheureusement aux lecteurs de trier et de séparer le « bon grain de l’ivraie » (Pour parler comme la Bible). Souvent les recommandation de nos super-héros de la Vie ont été transmises oralement, mémorisées dans un désert torride et mises à l’écrit allez savoir comment à une époque où n’existaient pas les traducteurs en ligne. Vous imaginez le carnage.

Du coup, on se retrouve avec un fatras où les tabous alimentaires et comportementaux ont été définis à l’époque où l’hygiène laissait à désirer. Résultat, ils sont aujourd’hui encore sont considérés comme des paroles divines. Il faut réaliser que pour établir les textes sacrés, on a travaillé sur des manuscrits souvent en forme de puzzle, on a traduit, retraduit et interprété des mots…Bref, les résultat est dans la plupart des cas un carnage sémantique…

Arrivés à notre époque, ces messages nous semblent tellement fastidieux à lire ou fantaisistes que la plupart des personnes qui ont adhéré à une religion ont toujours choisi un accès au « sacré » par l’intermédiaire des professionnels de la croyance : prêtres, rabbins, imam, bonzes… 

Résultat, cette habitude a produit des générations de croyants « du bout de lèvres » et à l’extrême, des incroyants qui ont jeté le bébé avec l’eau du bain…

Et pourtant, les « bibles »*, quelles soient chrétiennes, islamiques, hindouistes, bouddhistes ou autres sont vraiment des ouvrages de référence qui méritent d’être lus « dans le texte » avec un esprit ouvert et un certain sens des perspectives.

* Bible signifie « livre ». A travers l’histoire les grands textes sacrés ont pris le sens de « Texte de référence absolu », exprimé par l’article défini LE ou LA. On dit « Le Nouveau Testament », LE Coran, LA Bhagavad Gita, etc. 

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